Dans la bienveillance

Maïa Ribeiro

12 septembre 2019

Une nouvelle page se tourne pour le journal Le Cep. Depuis le 1er juillet, Maïa Ribeiro est la nouvelle directrice régionale de votre mensuel. Elle vient remplacer Serge Raspaud qui a donné quinze années de service au développement et au renouvellement du magazine de la région Cévennes–Languedoc-Roussillon.

« Attention, Nicolas, on annonce le grand barbecue ! » Voilà une phrase qui résume toute la philosophie de Maïa : humour et bienveillance. Elle fait attention à vous, ne veut pas que vous brûliez sous le soleil ardent de cette canicule annoncée pour venir la rencontrer et toujours avec gentillesse et le sourire. Toujours une pensée pour vous, toujours un trait d’humour, toujours attentive aux autres. Elle saura vous mettre à l’aise et prendre soin de vous. Toujours à l’écoute pour être sûre que vous puissiez vous épanouir dans votre fonction ou votre tâche.

Son engagement au service de l’Église est une évidence, la question ne se pose pas. Maïa est là où on la demande, ou là où on la discerne. Présidente du consistoire Gardon Rhône, membre du conseil régional, prédicatrice régionale… Voilà un temps de retraite bien rempli.

Une vie au service

Dès sa jeunesse, la fille du médecin puis contrôleur de marine, suit son père dans ses différentes garnisons. Ainsi à Brest, ils participent à la reconstruction du temple. Une tombola est organisée, l’argent rentre, le bâtiment sort de terre. Le parcours de son père est atypique. D’origine catholique, non-pratiquant, il se convertit au protestantisme. La confession de son épouse n’est en rien à l’origine de son nouvel engagement. C’est un choix personnel influencé par sa rencontre à Bordeaux avec le pasteur Hébert Roux. Il devient même prédicateur laïque.

Puis la famille s’installe à Versailles. Maïa y est, tour à tour, éclaireuse, puis cheftaine louveteau et enfin commissaire louveteau. C’est une époque bénie… Deux groupes de 30 jeunes à Versailles seulement !

Elle entame des études de lettres, puis part en Angleterre pour se perfectionner. Elle rejoint alors le Portugal pour se marier et part en Guinée pour suivre son époux dans son service militaire. José Manuel (Joss) est toujours présent à ses côtés. Chauffeur infatigable, il accompagne Maïa dans tous ses déplacements pour l’Église. Catholique non pratiquant, « comme beaucoup d’hommes de ma famille », précise Maïa, il est une aide précieuse dans son engagement.

 

Une protestante au Portugal

Professeur d’anglais au lycée français de Lisbonne, mère de quatre enfants, Maïa réalise qu’il y a un catéchisme catholique dans ce lycée public. Brandissant la loi de 1905, elle demande la création d’une École biblique protestante. Mais ne devient pas catéchète qui veut. Son frère, alors étudiant à l’Institut protestant de théologie de Montpellier, obtient pour elle du professeur Gérard Delteil un certificat de « bon protestantisme ». Forte de ce document, elle lance son École biblique. Les enfants des ressortissants francophones à Lisbonne et de confession protestante rejoignent le groupe. Ce petit groupe prend une certaine ampleur. Des parents décident d’y placer leurs enfants pour acquérir une meilleure connaissance des textes bibliques. Même revenus en France dans les bagages de leurs parents, certains de ces jeunes ont continué jusqu’à leur confirmation et leur communion.

Au fur et mesure du temps qui passe, de moins en moins d’enfants rejoignaient le groupe. De plus, Maïa ne trouvait plus le matériel catéchétique adéquat pour transmettre cette connaissance biblique. Le groupe a fini par s’arrêter définitivement.

Le retour en terre promise

2003, année de la retraite. Maïa et Joss décident de revenir en France pour couler des jours heureux. Ils s’installent dans le village de Brignon où la famille de Maïa est installée depuis la nuit des temps. En bonne protestante de la Gardonnenque, on retrouve dans sa généalogie des pasteurs du Désert et des cousins partis se réfugier dans les pays protestants d’Europe.

Mais l’idée du repos ne fait pas partie du vocabulaire de Maïa. Si elle s’occupe de son superbe jardin avec beaucoup de plaisir, elle veut aussi s’engager dans l’Église locale. Très vite, elle rejoint l’Entraide œcuménique de la Gardonnenque (une spécificité locale) en 2003. En 2006, elle entre au conseil presbytéral, puis en 2009, elle est discernée pour rejoindre le conseil régional. « Je comptais ne faire que deux mandats », a-t-elle confié. Mais l’Église est gourmande, finalement elle aura enchaîné trois mandats.

Avec la formation de prédicatrice laïque qu’elle a suivie entre 2006 et 2009 (sous la direction de Michel Bertrand, Katharina Schächl et Jean-François Breyne), Maïa est d’une aide précieuse pour sa communauté.

Même si Maïa décide de quitter le conseil régional, son engagement ne prendra pas fin. Elle sera toujours au service de l’Église. Sa nouvelle charge pour Le Cep va continuer à l’occuper un bout de temps. En effet, en rejoignant Olivétan et en s’associant plus fortement avec le journal Réveil et le journal Échanges, Le Cep prend une autre dimension administrative. Ainsi la nouvelle directrice régionale devient aussi la trésorière adjointe d’Olivétan.

On comprend bien alors que le repos n’est pas pour tout de suite et que son époux continuera de l’accompagner dans ses déplacements à travers le territoire de la région Cévennes–Languedoc-Roussillon. Un engagement infatigable au service de l’Église pour témoigner de l’amour de Christ.

Au fait, un secret reste à dévoiler… Maïa est un diminutif… son vrai prénom c’est Marie-Alice. Mais chut, ne lui dites pas que vous savez.

En savoir plus

L’Entraide œcuménique

Malgré les vacances et les intenses chaleurs, les bénévoles de l’Entraide répondent présents.

L’Entraide qui gère la banque alimentaire n’a pas failli à sa mission et dans le local du passage de l’Entraide, qu’il pleuve, vente, neige, où sous la canicule, le jeudi, ça fourmille toujours autant. Les bénévoles s’arrangent pour être disponibles et confectionner les paniers à distribuer. Pas question d’oublier ce rendez-vous hebdomadaire pour lequel chacun d’eux s’est engagé.

Mais malgré la bonne volonté de tous, force est de constater qu’ils ne sont pas assez nombreux. Aussi lancent-ils un appel pour recruter d’autres volontaires afin de pouvoir constituer des équipes de rotation. Vous pouvez les rejoindre.

Contact
4, passage de l’entraide
30190 Brignon
Tél. de l’Entraide : 04 66 83 21 77

Permanences tous les jeudis de 14 h à 15 h 30.

Nicolas Boutié
journal Le Cep
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