Édito

2020

01 janvier 2020

2020, ça sonne bien, ça fait plein.

 

C’est joli à écrire, presque un dessin. 2020 ou 2020 ? Cela ressemble à un logo, un motif de street art, un interlude d’Antenne 2 devenu « culte » ou un repère numérique, qu’on peut imaginer profilé comme le traîneau du Père Noël dans les foires…

Vingt et vingt juxtaposés : vingt siècles… et quelques années ! Le monde tourne sur cet axe d’une naissance à la fois oubliée et infiniment rappelée. Car le chiffre de la naissance de Jésus est partout et en tout temps inscrit : code incontournable dans la banque et les circuits de spéculation, les data et archives du commerce international, de la justice, de l’Histoire, des tragédies et des heures de gloire. Base pour une moitié du monde, imposée dans les échanges avec l’autre moitié. Mesure improbable pour dater le big bang ou se projeter dans l’avenir du temps…

Déjà, le bolide Vingt-Vingt emporte très vite les Oui-Oui que nous sommes. Oui… mais où ? Vers 2021, c’est sûr, et là, c’est moins drôle. Laissons donc les chiffres, totalement déprimants pour qui a dépassé la cinquantaine ! Déposons les « trop tard » et les « jamais plus ». Ce qui ne s’est pas fait… adviendra peut-être en 2022 ou en 3030. Et le mieux, c’est que cette naissance ré-annoncée, rappelée, rejouée, est éternelle. Et qu’avec elle une seconde naissance nous est sans cesse à nouveau proposée. En 2020 comme en 1010… et quelle que soit l’actualité. Allez, venez, montons dans 2020, pour vivre un commencement sans fin !

Séverine Daudé
rédactrice en chef d’Échanges

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